Mercredi 18 janvier 2012, Internet s’éteint.
Pour la première fois, de nombreux sites anglophones sont exceptionnellement et volontairement fermés le 18 janvier pour protester contre le projet de loi Antipiratage américain PIPA (Protect Intellectual Property Act) et SOPA (Stop Online Privacy Act).
Parmi ces sites, Wikipédia, la plus grosse encyclopédie participative en ligne éteindra pour la première fois sa lumière de génie. Mouvement de masse à prévoir ?
Un projet de loi qui fait débat
Le mardi 24 janvier prochain, le sénat et la chambre des représentants américains se prononceront sur une loi Antipiratage sur Internet : PIPA pour le sénat et SOPA pour la chambre des représentants des Etats-Unis. Ce projet de loi vise notamment à éliminer tout téléchargement illégal sur Internet. La démarche est alors perçue comme un acte de censure qui va à l’encontre de toutes les libertés d’expressions, de droits privées et de propriétés intellectuelles.
Sopastrike : web goes on strike !
Pour donner plus d’impact à la démarche de protestation, le site Sopastrike invite les plus grands représentants du web à y inscrire leur site. Tous les inscrits ont donc exceptionnellement et volontairement fermé l’accès à leur site ce mercredi 18 janvier 2012 à partir de minuit aux Etats-Unis, soit à 6 h du matin en France.
Le site Sopastrike créé pour l’occasion regroupe déjà, parmi les géants du web, Wikipédia (la version anglaise, ne vous inquiétez pas jeunes étudiants français en révisions de partiels), Mozilla, WordPress, Twitpic et bien d’autres. Il est possible également d’y enregistrer tous les sites non-participants que vous aimeriez voir inscrits. Enfin d’autres géants tels que Google, Facebook ou encore eBay ont rejoint le mouvement sans pour autant fermer leur site.
Une extension vers la France avec Hadopi ?
Certains sites français soutiennent ce mouvement de protestation. Un fait pas étonnant lorsque l’on sait que la loi Hadopi a été elle aussi, plutôt mal accueillie en France. En effet la mission de la Haute Autorité est sensiblement la même que la loi Antipiratage américaine : toutes les deux visent à éliminer toutes formes de piratage sur le web.
La question que l’on se pose alors aujourd’hui est de savoir si le mouvement Sopastrike venu des Etats-Unis va relancer le débat sur Hadopi et la censure sur le web ?







